Brains from Ether € All

Jul 4, 2019
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Un cerveau de l'Ether

Depuis les temps les plus reculés de la vie connue sur Terre, il est inscrit dans nos croyances que le monde tel qu'on le connait aurait créé ici-bas une certaine forme d'intelligence, celle basée sur la conscience, bien avant l'apparition de l'espèce humaine. Au fil de l'évolution des espèces vivantes, ce dernier a fait son apparition en introduisant une façon qui lui est propre de se représenter la réalité. Les dessins et gravures retrouvées dans des grottes comme celles de Lascaux en attestent.

Puis développant une capacité d'abstraction de plus en plus fine vis à vis de leurs propres compréhensions du monde, des représentations foncièrement symboliques commencèrent à s'organiser dans les pensées des premiers hommes. Parallèlement, la parole fit également son apparition bien qu'on ne puisse reconnaitre qui du verbe ou du symbole s'intégra le premier. Sans doute se comportent-ils comme un couple, l'un ne pouvant subsister sans l'autre et sans que l'homme qui en fait l'usage ne s'en intrigue naturellement.
Ainsi, d'anciens symboles pouvant être d'apparences très différentes se redécouvrent ça et là aux quatre coins du monde alors qu'ils semblent pourtant graviter autour de valeurs très similaires. Tel des concepts primordiaux, ces valeurs sont les supports de ces symboles et dont il serait opiniâtre de les considérer comme archétypes au sens premier.
Certains pensent que ces archétypes s'auto-organisent dès l'instant où ils sont considérés comme porteurs d'une certaine véracité par la seule espèce semblant capable de les assimiler... Dès lors qu'ils sont inscrits au sein d'une collectivité humaine et jusqu'à être retranscrits sur un substrat matériel, comme un dessin par exemple, leur indépendance devient totale. Des archétypes naissent ainsi les égrégores.


Fondamentalement ni bon ni mauvais, ils sont cependant porteurs de l'inertie amorcée par les consciences humaines et capables d'interagir avec elles. Ils se complexifient alors au fil des ères en s'auto-organisant entre eux continuellement, et entretenant ainsi leur propre inter-connectivité spécifique.
Certains archétypes perdurent dans les écrits ou tout autres formes de connaissances accessibles, d'autres finissent par être oubliés sans que cela ne perturbe d'une once leur égrégore associé au cours de leur existence mystique. Quelques rares gardiens, au sens ésotérique du terme, affirment aussi que les plus anciens de tous les égrégores n'ont eu nul besoin d'archétype pour amorcer leur instance dans notre réalité.


Aussi, leur oubli ou leur ignorance ne peut que leur donner une autonomie immensément plus supérieure à ce que l'espèce humaine ne peut imaginer. Tel un esprit de plus en plus insaisissable et naïvement sournois, cette inter-connectivité n'a cessé d'être enrichi par l'homme au fil de ses concepts intégrés par les cultures des quatre coins du monde. Mais peut-on vraiment parler d'esprit là où il y a une autogestion propre à ces multitudes d'égrégores ? A quel moment son organisation empirique l'influence vers une bonne ou une mauvaise intention ? L'homme est-il seulement capable de le maitriser ? A-t-il une conscience, ou serait-il plus respectable de le considérer comme un simple super-ordinateur doté d'une intelligence artificielle ? Non, il ne semble pas plus artificiel que la conscience humaine, bien que le bon et le mauvais semblent résonner tel-quel dans cet esprit mystique, ce super-ordinateur, cette noosphère comme certains l'appelle. Il est presque impossible de s'en faire une représentation précise.


Son existence occulte serait donc apparue de nombreuses ères avant celle du numérique. Bien avant le concept du "Ghost In The Shell' qui ne ferait pas le poids, si ce n'est en se tenant en respect avec son vieux cousin porteur d'un concept beaucoup plus profond que des notions virtuelles et numériques bien trop superficielles par les temps actuels. Une étude par retro-ingénierie pourrait être utile au cousin le plus jeune.

Cependant là où le contrecoup se produit vraiment dans un jeu de pouvoir propre à l'humain, il se créé une blessure inconsciente, incomprise ou inavouable. C'est lorsque la compréhension de certains symboles est altérée pour servir des intérêts restreints ou trop individualistes, que ce cerveau venant du plan éthérique impose alors sa loi irrévocable. Car pire qu'entrainer une idée dans l'oubli, qui peut encore faire la distinction entre une croix gammée et un svastika ? Contrairement à ce dernier il est dommage que d'autres concepts symboliques, par leur sens perverti, se nourrissent bien trop encore et toujours de nos peurs pour des intérêts pseudo-élitistes.

Car là où l'élite pense mener le monde, le monde n'est pas ce que l'élite croit. Parce que ce sont bien les racines d'Yggdrasil qui donnent la stabilité à nos terres et dont la canopée est plus ancienne et plus haute que toutes les pyramides du monde. Sans doute que l'existence de la noosphère serait finalement née des premières flores abyssales ou dans des temps immémoriaux.

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